J'avais envie d'écrire tu vois.
Être enfant unique tu sais, c'est pas forcément marrant tous les jours, parce que lorsque tu sais pas quoi faire tu t'emmerdes, tu peux pas emmerder ton frère ou ta soeur. Mais ca encore c'est rien. Il faut toujours penser aux bons cotés des choses: les cadeaux pleuvent beaucoup plus lorsqu'on est enfant unique, les punitions sont moins sévères, il fait bon vivre dans une chambre de 20m² seul et avec une panoplies géantes de jouets, que personne, non personne ne pourrait nous voler.
Le must, c'est quand on est enfant unique ET avec des parents divorcés. Alors la, c'est le top du top. Le parent qui reste a tellement de peine que l'autre se soit barré, qu'il est plus tolérent tu vois. En plus tu peux faire ce que tu veux, tu peux le prendre pour ton escort boy/girl, il te dira rien, parce que tu es UNIQUE et ENFANT DE DIVORCES. La classe. Sauf que lorsque tu as 17 piges, et que tu vas mal, tu te dis que t'aurais bien aimé avoir un frère ou une soeur ainée pour lui dire a quel point t'arrives plus a t'en sortir. Pour enfin dire a quel point tu ne respires plus, a quel point tu manques de CO2. Puis tu te dis aussi qu'un frère ou une soeur ainée c'est pratique quand il/elle t'emmène en soirée avec ses potes et que tu peux enfin rencontrer la fille/le garcon sur lequel tu fantasme.
Sauf qu'il faut reconnaitre ses chances, moi ma mère a été ma bonniche et l'est toujours tu vois, parce que mon père était un salaud. Je ne dis pas que c'est comme ca pour tout le monde, bien sur qu'il y a des enfants uniques qui en chient, bien sur que des gosses de divorcés en prennent plein la gueule.
Je suis enfant unique, j'ai que ma mère, j'ai beaucoup de chance d'avoir la liberté que je souhaite, mais ne croyez pas que je n'ai rien vécu. J'ai beaucoup galèré. J'ai pris beaucoup de murs dans les dents, et tu vois, je sais ce que s'est que de se hair au point de vouloir en finir. De regretter tellement de chose, de se considerer comme un problème gigantesque et de subir la tentation du rasoir et de la défonce, c'est vraiment pas une solution, même si des fois j'y regouterais bien encore. Mais ca ne sert a rien. Strictement a rien. Courage. Croyez Johnny, on s'en sort toujours. Toujours.